
15h00, j’avais rendez-vous avec les camarades de ma section à la station de RER pour prendre le RER
15h11, nous sommes une vingtaine de la section à monter de la RER où nous rejoignons les camarades de notre section sÅ“ur de la ville d’à côté qui sont monté à la station précédente
15h37, nous descendons du RER A Ã Chatelet les Halles pour prendre le RER B
16h00, arrivée à Cité Universitaire avec une masse d’autres personnes qui se rendent au meeting Charléty
16h10, nous arrivons devant le stade Charléty
16h14, la foule compact ne bouge presque plus. Nous sommes à 100m de l’entrée qui est de l’autre côté du stade.
16h34, 20 mn se sont écoulées et nous avons avancé d’une dizaine de mètres seulement. La foule commence à s’impatienter. Des jeunes décident les uns après les autres d’escalader les grilles qui font 4 ou 5m de haut pour rentrer plus rapidement. Certains les huent en leur disant de patienter comme les autres et d’autres les applaudissent.
Et puis le bruit courre que les portes sont fermées et que le stade est plein. Des cris “ouvrez les portes, ouvrez les portes” fusent à droite et à gauche.
Quelqu’un nous dit au travers des grilles avec un mégaphone que le stade et très plein et qu’ils essaient de libérer une partie de la pelouse pour dégager de l’espace et rouvrir les portes.
De nouveau, des jeunes escaladent les grilles, les cris “ouvrez les portes, ouvrez les portes” sont répétés et les mouvements de la foule commencent à devenir inquiétants. De nombreuses personnes, dont des familles avec de petits enfants jouent des coudes pour quitter le large trottoir où nous sommes massés et pour rejoindre le boulevard sur lequel la circulation a été coupée et où la foule est moins dense.
Une policière ouvre un passage juste devant moi pour permettre à des personnes âgées de quitter la foule. J’en profite pour suivre le groupe et abandonner mon groupe. J’ai décidé, ne pouvant rentrer dans le stade de rentrer chez moi.
16h50, Je traverse le boulevard jusqu’au trottoir d’en face et là je vois plus clairement la masse des militants et sympathisants qui attendent.
En remontant le boulevard jusqu’à la station der RER, la foule est toujours importante qui descend vers le stade. J’entends quelqu’un dans le stade annoncer que nous sommes 15000 dehors à n’avoir pas pu rentrer.
16h03, je reprends le RER B vers Chatelet les Halles
16h16, sur le quai du RER A pour rentrer à Marne la Vallée, je vois arriver sur le quai d’en face le RER B qui va vers Cité Universitaire et je constate qu’il y a toujours une foule importante qui monte à bord, portant des teeshirts Ségosphère ou tenant des banderoles Ségolène Présidente…
16h50, j’arrive chez presque 3 heures après être parti, finalement pas déçu d’avoir fait le déplacement, parce que j’ai pu constater de mes propres yeux l’adhésion populaire que rencontre la candidature de Ségolène Royal. Espérons que cela se traduira dans les urnes dimanche prochain…